Quelles sont les causes de l’apnée du sommeil ?
Lorsqu’un patient me parle de fatigue persistante, de ronflements gênants ou de réveils nocturnes incontrôlés, je pense souvent à une possible apnée du sommeil. Identifier la cause précise de cette pathologie est essentiel pour en comprendre les mécanismes et adapter la prise en charge à chaque personne, de manière respectueuse et ciblée.

Je suis le Dr Solène Vo Quang, stomatologue à Paris. Dans ma pratique, je reçois régulièrement des patients qui présentent une apnée du sommeil, souvent sans en avoir conscience au départ. Qu’il s’agisse d’une origine anatomique, fonctionnelle ou psychologique, chaque cas mérite une attention fine. Explorer l’apnée du sommeil cause par cause permet un accompagnement plus juste, plus humain.
Comprendre les types d’apnée du sommeil
Différences entre apnée obstructive et apnée centrale
Il existe deux grandes formes d’apnée du sommeil. L’apnée « obstructive » est la plus fréquente. Elle survient quand les voies respiratoires se ferment temporairement pendant le sommeil, empêchant l’air de circuler librement, malgré des efforts respiratoires.
En revanche, l’apnée centrale du sommeil est plus rare et reflète une défaillance du cerveau à envoyer l’ordre de respiration. Il ne s’agit donc pas d’un blocage mécanique, mais d’un signal nerveux absent ou perturbé.
Conséquences possibles sur la santé globale
Quelle que soit sa forme, l’apnée du sommeil peut impacter profondément la vie quotidienne. Les patients décrivent une fatigue persistante, des troubles de concentration, de l’irritabilité ou même une diminution de la qualité de vie affective et sociale.
À long terme, elle peut aggraver certaines pathologies cardiovasculaires, favoriser l’hypertension et déséquilibrer certaines maladies métaboliques comme le diabète. Le sommeil étant un pilier de la régulation corporelle, ces troubles ne sont jamais anodins.
Causes physiques fréquentes de l’apnée du sommeil
Anomalies anatomiques et obstruction des voies respiratoires
Dans de nombreux cas, la morphologie joue un rôle central. Des amygdales trop grandes chez l’enfant, une langue volumineuse, ou un positionnement reculé de la mâchoire inférieure (appelé rétrognathisme) peuvent réduire le passage de l’air pendant le sommeil.
Ces anomalies anatomiques entraînent une obstruction partielle ou complète des voies aériennes supérieures, surtout en position allongée. Certains patients se plaignent d’une respiration nasale difficile ou d’une bouche sèche au réveil.
Surpoids, sédentarité et comorbidités
La surcharge pondérale est un facteur de risque bien identifié. Elle favorise l’accumulation de tissus autour du cou et du pharynx, ce qui augmente le risque d’obstruction nocturne. Le manque d'exercice, les troubles métaboliques, l'hypertension ou encore le diabète y contribuent souvent.
Dans mon expérience, j’encourage régulièrement les patients en surpoids à envisager un suivi nutritionnel et une reprise progressive d’activité physique. Même une perte modeste de poids peut avoir un impact réel sur les symptômes d’apnée.
Apnée du sommeil cause psychologique : un facteur sous-estimé
Stress chronique et troubles anxieux
L’apnée du sommeil cause psychologique reste encore peu explorée lors des premières consultations. Pourtant, un stress persistant, des troubles anxieux ou un état d’hypervigilance peuvent perturber l’organisation du sommeil et majorer les micro-éveils.
Certains patients vivent une tension corporelle constante, même durant la nuit. Le relâchement musculaire nécessaire au sommeil réparateur cède alors la place à une agitation inconsciente, qui perturbe la respiration.
Dépression et liens bidirectionnels
Le lien entre apnée du sommeil et dépression est complexe. L’une peut aggraver l’autre, jusqu’à créer un cercle vicieux. Un sommeil haché fragilise l’équilibre émotionnel, tandis qu’un état dépressif profond peut altérer le rythme veille-sommeil.
Certains patients n’ont pas conscience de ce lien au départ. Ce n’est qu’en explorant ensemble leur vécu, leurs humeurs, leur rapport à la nuit, que le rôle de la psychologie émerge peu à peu.
Dans ma pratique, je vois souvent que les causes émotionnelles sont aussi importantes que les causes physiques pour comprendre une apnée du sommeil.
Comment identifier la cause de son apnée du sommeil
Examens médicaux et polysomnographie
Pour poser un diagnostic précis, je m’appuie souvent sur la polysomnographie. Cet examen enregistre plusieurs paramètres pendant le sommeil, notamment le nombre et la durée des pauses respiratoires, appelé index d’apnées-hypopnées (IAH).
C’est en analysant ces données que l’on peut différencier un simple ronflement d’une véritable apnée obstructive ou centrale, et orienter le traitement de façon plus fiable.
Auto-évaluations et questionnaires cliniques
Des outils cliniques validés existent également pour évaluer le mode de vie, le niveau de fatigue ou l’état psychologique des patients. Il ne s’agit pas de poser un diagnostic à soi-même, mais d’ouvrir une première piste de réflexion.
Je propose souvent des questionnaires aux patients en amont d’un bilan du sommeil. Cela permet d’objectiver certains symptômes et de guider l’entretien.
Adapter le traitement à la cause identifiée
Approche multidisciplinaire face à l’apnée
L’apnée du sommeil rarement liée à une seule cause. Pour cette raison, j’oriente fréquemment mes patients vers une équipe pluridisciplinaire. Cela peut inclure un ORL, un pneumologue, un psychologue ou encore un nutritionniste, selon les besoins.
Ce travail en réseau permet d’élaborer un plan de traitement cohérent, qui prend en compte à la fois le corps, le mode de vie et les émotions de la personne concernée.
Exemples concrets de protocoles personnalisés
Chez un patient obèse présentant une apnée obstructive avérée, je peux recommander une orthèse d’avancée mandibulaire associée à un programme de rééquilibrage alimentaire. Un patient anxieux, lui, bénéficiera plutôt d’un accompagnement psychothérapeutique et d’un suivi du rythme de sommeil.
Dans d’autres cas, un enfant avec des amygdales volumineuses sera adressé à un ORL pour évaluation d’une intervention chirurgicale. Chaque profil appelle une stratégie sur mesure.
Le rôle de la psychologie dans la prise en charge globale
Thérapies cognitivo-comportementales et efficacité
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) peuvent grandement améliorer la qualité du sommeil, notamment quand l’apnée est associée à des réveils anxieux ou des pensées envahissantes.
Ces approches visent à modifier les automatismes mentaux qui perturbent le sommeil. Elles ne traitent pas l’apnée en elle-même, mais en réduisant l’anxiété ou la rumination mentale, elles permettent une meilleure récupération.
Soutien psycho-émotionnel et accompagnement
Dans les parcours les plus complexes, je conseille un accompagnement émotionnel régulier. Comprendre son rapport au sommeil, à la fatigue et au contrôle peut ouvrir des pistes inattendues.
Ce soutien étoffe le traitement médical, et renforce souvent l’adhésion aux recommandations, notamment lorsque celles-ci demandent de modifier certaines habitudes anciennes.
Ressources utiles pour comprendre sa cause d’apnée
Quiz interactifs et tests en ligne
Il existe aujourd’hui des questionnaires en ligne validés pour identifier certains signes précoces d’apnée ou pour explorer les facteurs favorisants. Je recommande de les utiliser avec recul, mais ils peuvent enrichir l’échange avec votre médecin.
Ces outils ne remplacent pas un diagnostic, mais constituent une première étape vers une réflexion partagée et mieux ciblée.
Supports visuels à destination des patients
De nombreuses ressources pédagogiques permettent de mieux visualiser ce qu’est une apnée, comment l’air circule (ou pas) pendant la nuit, et quelles structures anatomiques sont impliquées.
Infographies, vidéos explicatives, schémas simples… En consultation, je les utilise pour rendre concrètes des notions qui, autrement, resteraient abstraites.
Prévenir les causes avant qu’elles ne s’installent
Surveillance du sommeil et signaux précoces
Être attentif aux signaux tels que les ronflements, les réveils fréquents, ou la somnolence en journée peut éviter des mois, voire des années de souffrance inexpliquée. Les objets connectés, bien utilisés, offrent parfois une piste de réflexion initiale.
Je recommande une surveillance prudente, accompagnée d’un avis médical pour interpréter correctement ces données.
Adopter de bons réflexes face aux facteurs favorisants
Une alimentation adaptée, régulière, un rythme de sommeil stable, et une gestion du stress au quotidien permettent de limiter l’installation de certains facteurs de risque. Ce sont des leviers simples mais puissants.
Dans ma pratique, je valorise ces gestes de prévention qui donnent au patient une part active dans sa santé, et pas seulement un rôle réceptif aux prescriptions.
Identifier les causes de l’apnée du sommeil est souvent un chemin en soi. Mais c’est une étape clé pour retrouver un sommeil réparateur, un quotidien plus serein, et une relation apaisée à son propre corps.
La chirurgie au service du patient à Paris

Je suis Dr Solène Vo Quang.
J’explore chaque jour ce que l’IA peut apporter au soin… sans jamais oublier que la relation reste notre premier outil thérapeutique.
Je vous accompagne avec rigueur et transparence.
FAQ —
Causes apnée du sommeil
On répond à vos questions
L’apnée du sommeil peut-elle être liée à des douleurs de mâchoire ou de langue ?
Oui, certaines tensions mandibulaires ou anomalies linguales peuvent perturber l’ouverture des voies respiratoires nocturnes.
Pourquoi parle-t-on si peu du rôle du système nerveux dans l’apnée centrale ?
Parce qu’elle reste minoritaire, pourtant le dysfonctionnement du contrôle neurologique du souffle mérite une attention spécifique.
Une cause d’apnée du sommeil peut-elle évoluer au fil de la vie ?
Oui, les apnées sont souvent multifactorielle
Comment les cycles hormonaux influencent-ils l’apparition d’apnée du sommeil chez la femme ?
Des variations hormonales (ménopause, thyroïde) peuvent modifier le tonus musculaire, influençant l'obstruction nocturne.
