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Lésion bouche : causes, signes d’alerte et prise en charge au cabinet

Ce qui me frappe, en consultation, c’est à quel point une petite douleur peut prendre toute la place. Une lésion bouche peut être très banale, comme un aphte ou une irritation, mais elle peut aussi être le signe d’un problème qui mérite d’être évalué avec calme et méthode.

Je suis Dr Solène Vo Quang, stomatologue (médecine et chirurgie de la bouche) à Paris, au 36 Rue Lepic, dans le 18e arrondissement.

Dans ma pratique, j’examine souvent des patients qui décrivent un intérieur bouche irritée, une plaie qui ne cicatrise pas comme d’habitude, ou une zone qui change d’aspect.

Mon objectif ici est simple. Vous aider à décrire ce que vous voyez, à repérer ce qui peut attendre quelques jours et ce qui justifie une consultation plus rapide, sans vous pousser à l’auto-diagnostic.

Identifier une lésion bouche : à quoi cela ressemble et où cela se situe

Dans la bouche, beaucoup de lésions se ressemblent au début. Une plaie, un ulcère (une perte de substance qui creuse un peu), une tache, un bouton ou une zone rouge peuvent tous donner une sensation de brûlure, de gêne au contact des aliments, ou une douleur vive au brossage.

La localisation compte, parce qu’elle raconte souvent l’histoire de la lésion. Une zone sur la joue peut évoquer un mordillement, une zone près d’une dent peut faire penser à un frottement ou à un problème dentaire, et une atteinte du palais peut être liée à une brûlure alimentaire, par exemple avec un plat trop chaud.

Aphtes, ulcères buccaux, plaies traumatiques : comment les distinguer

Un aphte est souvent une petite ulcération ronde ou ovale, avec un fond blanc ou jaune et un halo rouge, très sensible. Beaucoup de patients me disent que la douleur est disproportionnée par rapport à la taille, surtout quand l’aphte est sur la langue ou à l’intérieur des lèvres.

Une plaie traumatique, elle, a souvent un contexte clair. Vous vous êtes mordu, un bord de dent accroche, un appareil orthodontique frotte, ou une prothèse blesse. Les contours sont parfois plus irréguliers, et la douleur est surtout déclenchée au contact, comme une égratignure sur une peau fragile.

Un ulcère buccal n’est pas un diagnostic en soi, c’est une description. Ce qui m’intéresse ensuite, c’est sa cause probable, sa durée, et son évolution. Le stress, la fatigue, certaines infections, ou des carences peuvent aussi favoriser des aphtes, mais je préfère vérifier avec vous l’ensemble du contexte avant de conclure.

Joue, langue, gencive, palais : zones fréquentes et ce que cela suggère

Sur la joue, je retrouve souvent des irritations liées aux mordillements répétés ou à une dent qui accroche. Sur la langue, une petite lésion peut être un aphte, mais aussi une irritation par frottement, surtout si vous sentez un bord coupant ou si vous serrez les dents la nuit.

Sur la gencive, une zone douloureuse peut être inflammatoire, liée au brossage, ou en lien avec une origine dentaire. Au palais, une brûlure alimentaire est fréquente, mais si la zone persiste ou s’étend, je recommande de ne pas rester seul avec ce doute.

Pourquoi l’intérieur de la bouche est irrité : causes les plus courantes

Quand un intérieur bouche irritée vous gêne, la première question est souvent: qu’est-ce qui a changé ces derniers jours. La bouche cicatrise vite, mais elle est aussi exposée en continu aux frottements, à l’acidité, à la chaleur, et à des produits qui peuvent assécher ou agresser la muqueuse.

Il y a plusieurs approches, chacune avec ses mérites. Vous pouvez observer quelques repères simples, mais seul un examen permet de confirmer une cause, surtout si la lésion dure, récidive, ou a un aspect atypique.

Irritations mécaniques et chimiques : prothèses, mordillements, aliments et produits

Les irritations mécaniques sont très fréquentes. Une prothèse un peu instable, un appareil, une dent cassée, ou un brossage trop énergique peuvent créer une zone de frottement qui finit par s’ulcérer.

Les irritations chimiques comptent aussi. Certains bains de bouche alcoolisés, utilisés trop souvent, peuvent brûler ou dessécher. Les aliments très acides ou épicés, le tabac et l’alcool entretiennent parfois une inflammation et ralentissent la cicatrisation, surtout si la muqueuse est déjà fragilisée.

Quand vous décrivez l’aspect et la durée, je peux déjà mieux situer ce qui est banal et ce qui mérite un examen rapide.

Infections et inflammations : candidose, herpès, lichen plan et autres repères

La candidose est une infection par un champignon (souvent Candida) qui peut donner des dépôts blancs, une sensation de brûlure, parfois un goût inhabituel. Elle est plus fréquente en cas de sécheresse buccale, après certains traitements, ou chez des patients dont l’équilibre général est fragilisé.

L’herpès, lui, donne souvent de petites vésicules qui peuvent se rompre et laisser place à des croûtes ou des érosions. Dans la bouche, cela peut être douloureux, parfois accompagné de fatigue ou de fièvre, surtout lors d’un premier épisode.

Le lichen plan est une maladie inflammatoire chronique qui peut apparaître sous forme de stries blanchâtres ou de plaques, parfois avec des zones rouges sensibles. Je le mentionne parce qu’il fait partie des diagnostics possibles, mais c’est typiquement une situation où l’examen clinique est indispensable, et où le suivi compte autant que le traitement.

Signes d’alerte : quand consulter rapidement pour une lésion persistante

Beaucoup de lésions simples s’améliorent en quelques jours. Ce qui doit vous guider, ce n’est pas seulement la douleur, mais la durée, l’évolution et l’association à d’autres signes.

J’essaie toujours de trouver un équilibre avec mes patients: ne pas médicaliser chaque aphte, mais ne pas banaliser une lésion persistante. La bouche est un organe vivant, et quand quelque chose ne suit pas sa trajectoire habituelle de cicatrisation, cela mérite qu’on s’y arrête.

Durée, douleur, saignement, induration : critères de gravité à noter

Une règle pratique est la suivante: si une lésion ne guérit pas en 10 à 14 jours, ou si elle récidive toujours au même endroit, je préfère vous examiner. C’est encore plus vrai si la douleur est importante, si la zone s’étend, ou si l’aspect change nettement.

Le saignement spontané, sans brossage ni traumatisme, doit aussi faire consulter. De même, si vous sentez une zone dure, une induration (un épaississement plus ferme sous la muqueuse), ou une plaie qui semble creuser davantage, il vaut mieux ne pas attendre.

Symptômes associés : fièvre, ganglions, gêne à avaler ou à parler

La fièvre, l’apparition de ganglions douloureux dans le cou, ou une fatigue marquée peuvent orienter vers une infection ou une inflammation plus générale. Une gêne à avaler, à parler, ou à ouvrir la bouche normalement justifie aussi une évaluation plus rapide, car cela peut signaler une atteinte plus profonde ou plus étendue.

En attendant une consultation, je conseille souvent de privilégier l’hydratation, des aliments tièdes et non irritants, et un antalgique adapté si vous en prenez habituellement sans contre-indication. En revanche, je vous invite à éviter de multiplier les produits agressifs dans la bouche, car cela brouille parfois le tableau et retarde la cicatrisation.

Diagnostic en cabinet : comment se déroule l’examen d’une lésion de la bouche

Quand vous venez me voir pour une lésion, je commence par vous écouter. La bouche ne se comprend pas en silo: je relie les symptômes, votre terrain, vos habitudes, et ce qui a pu déclencher l’épisode.

Ensuite, j’examine toute la muqueuse, pas seulement la zone qui fait mal. Cela permet de repérer un frottement, une sécheresse, des lésions plus discrètes, ou un signe d’origine dentaire.

Anamnèse et examen de la muqueuse buccale : check-list utile

Je vous demande depuis quand c’est apparu, ce qui a précédé, et si vous avez déjà eu des épisodes similaires. Je m’intéresse aussi aux médicaments, au tabac, à l’alcool, aux soins récents, et à la présence de douleurs dentaires ou de saignements.

Dans ma pratique, je recommande souvent à mes patients de prendre une photo nette au début, puis une autre deux ou trois jours plus tard, toujours avec la même lumière si possible. Ce simple repère aide beaucoup à juger de l’évolution, surtout quand la lésion change vite et que le jour de la consultation elle est déjà différente.

À l’examen, je regarde les joues, la langue, le plancher buccal, le palais, les gencives, et la gorge. Selon le contexte, je palpe délicatement la zone et parfois le cou, pour rechercher une induration ou des ganglions.

Examens possibles : prélèvement, imagerie, indications de biopsie

Si je suspecte une infection, je peux proposer un prélèvement, par exemple pour confirmer une candidose. Si je pense à une origine dentaire ou osseuse, une imagerie peut être utile, et j’utilise selon les situations des examens adaptés, y compris l’imagerie 3D quand elle apporte une information réelle pour votre sécurité.

Une biopsie, c’est-à-dire un petit prélèvement de tissu, peut être indiquée si la lésion est atypique, persistante, ou si son aspect ne permet pas de conclure avec certitude. L’idée n’est pas d’inquiéter, mais d’obtenir un diagnostic fiable, car c’est ce diagnostic qui guide ensuite un traitement juste.

Traitements : soulager la lésion et traiter la cause

Je distingue toujours ce qui soulage et ce qui traite. Soulager est important, parce que la douleur fatigue, modifie l’alimentation et peut augmenter le stress, qui lui-même entretient parfois les récidives.

Traiter la cause est tout aussi essentiel, sinon la lésion revient. Et je reste prudente avec l’automédication, surtout avec des antiseptiques forts ou des produits appliqués trop longtemps, qui peuvent irriter davantage.

Mesures immédiates à la maison : bains de bouche, hygiène, éviction

Dans les premiers jours, des rinçages doux peuvent aider, ainsi qu’un brossage avec une brosse souple et un dentifrice non agressif. Je conseille aussi d’éviter temporairement les aliments acides, épicés ou très chauds, et de limiter les irritants comme le tabac et l’alcool, le temps que la muqueuse se répare.

Si un frottement est en cause, protéger la zone est souvent utile, mais il faut surtout corriger la source. Une prothèse ou un appareil qui blesse mérite un ajustement, car la bouche ne s’habitue pas toujours, elle s’enflamme parfois.

Traitements ciblés selon diagnostic : antifongiques, antiviraux, corticoïdes topiques

Les antifongiques servent à traiter une candidose confirmée, et les antiviraux peuvent être indiqués dans certaines formes d’herpès, selon le timing et l’intensité. Les corticoïdes topiques, ce sont des anti-inflammatoires appliqués localement, parfois utiles dans des maladies inflammatoires comme le lichen plan, mais ils doivent être prescrits et suivis.

Ce qui compte, c’est la trajectoire. Si malgré un traitement adapté la lésion ne régresse pas, si elle se transforme, ou si elle revient rapidement, je réévalue. La précision du diagnostic est un acte de soin, autant que la prescription.

Prévention : limiter les récidives et protéger la muqueuse

Prévenir, ce n’est pas tout contrôler. C’est réduire les facteurs qui irritent la muqueuse et favoriser une cicatrisation normale, surtout si vous faites des aphtes à répétition ou si votre bouche est souvent sensible.

Je vois aussi que la prévention devient plus simple quand elle est réaliste. Une routine légère mais régulière vaut mieux qu’une succession de produits ou de protocoles difficiles à tenir.

Facteurs favorisants : tabac, alcool, carences, stress et traumatismes

Le tabac et l’alcool peuvent fragiliser la muqueuse et ralentir la réparation. Le stress et le manque de sommeil jouent aussi, parfois de façon indirecte, en favorisant le bruxisme (le fait de serrer ou grincer des dents) ou en augmentant les mordillements.

Des carences, une sécheresse buccale, ou une prothèse mal ajustée peuvent entretenir les récidives. Si les épisodes sont fréquents, je propose souvent d’en parler plus largement, parce que le terrain général et la bouche sont intimement liés.

Routines recommandées : alimentation, brossage, suivi prothétique et contrôles

Une bonne hydratation, des repas moins irritants pendant les périodes sensibles, et un brossage doux sont des bases simples. Les contrôles dentaires réguliers permettent aussi de repérer un bord cassé, un tartre irritant, ou une source de frottement que vous ne sentez plus.

Si vous portez une prothèse ou un appareil, un suivi et des ajustements ponctuels peuvent éviter qu’une petite zone d’appui ne devienne une plaie répétée. La prévention, ici, c’est souvent une question de micro-détails, et c’est justement là que l’examen clinique apporte de la clarté.

Protocole triage et orientation (à intégrer sur votre site)

Quand une lésion apparaît, l’incertitude est souvent plus pénible que la douleur. Un triage simple aide à prioriser, à gagner du temps, et à éviter des délais inutiles quand il faut examiner rapidement.

Je vous encourage à penser ce triage comme une façon de mieux décrire votre situation, pas comme une manière de vous débrouiller seul. La santé de demain ne se construira pas en silo, et la première étape est souvent de mieux partager l’information.

Questions pré-consultation : durée, taille, douleur, photo, facteurs déclenchants

Avant la consultation, je cherche surtout à comprendre la durée, la localisation précise, la taille approximative, et la douleur. L’aspect est utile aussi: est-ce une tache, une ulcération, une plaque blanche, une zone rouge, un bouton, et est-ce que cela saigne spontanément.

Une photo nette, si vous pouvez en prendre une, aide souvent. J’ai aussi besoin de savoir s’il y a eu un déclencheur possible, comme une morsure, un nouvel appareil, un aliment très chaud, un bain de bouche inhabituel, ou des traitements déjà essayés.

Messages de réassurance et délais : J0, J2, J7 selon les signes

Si vous avez des signes d’alerte, comme une gêne importante pour avaler, une fièvre, un saignement spontané, une zone dure, ou une lésion qui s’étend, l’avis doit être pris le jour même quand c’est possible. Si la lésion est très douloureuse, étendue, ou si elle vous empêche de manger, je conseille un avis rapide dans les deux jours.

Si vous observez une amélioration nette et régulière, et que tout rentre dans l’ordre en moins d’une semaine, une surveillance peut suffire. Mais si au septième jour il n’y a pas de vraie amélioration, ou si cela revient, je préfère vous revoir, parce que c’est souvent là que le diagnostic prend tout son sens.

En cas de lésion bouche qui dure, change d’aspect ou s’accompagne de signes gênants, une consultation permet de poser un diagnostic fiable et de traiter efficacement. Ce qui compte, à mes yeux, c’est que vous ne restiez pas seul avec une douleur ou un doute, et que l’on prenne le temps de comprendre ce que votre bouche essaie de vous dire.

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La chirurgie au service du patient à Paris

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FAQ —Lésion Buccale

Dr Solene Répond à vos questions

Une lésion dans la bouche qui dure, c’est à partir de quand que cela devient préoccupant ?
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Le facteur le plus important est la durée et la rapdité d'évolution.

Que noter (et éventuellement photographier) avant la consultation pour une lésion buccale ?
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Date de début, localisation, taille, douleur (0-10), saignement, fièvre, ganglions, médicaments, tabac/alcool, et une photo nette à la même distance.

Comment se déroule le diagnostic d’une lésion bouche au cabinet, au-delà du “coup d’œil” ?
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Entretien, examen complet de la muqueuse et des dents, palpation. Selon le contexte

Quels gestes éviter quand on a une lésion bouche (bains de bouche, huiles essentielles, automédication) ?
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Évitez les produits irritants (alcool, huiles essentielles), grattage, antibiotiques “au cas où”. Mieux vaut un soin doux et cibler la cause, avec prudence.

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